Un meilleur avenir passe par 
l’apprentissage d’un métier

Aider les jeunes à acquérir les compétences requises pour trouver un travail
L’Ouganda doit faire face à un taux de chômage élevé, tout particulièrement parmi les jeunes. Le Bureau ougandais des statistiques estime que 64 % des chômeurs se situent dans la tranche d’âge des 18-30 ans. Avec ses 7 millions de jeunes sur une population totale de 39 millions d’habitants, l’Ouganda est le pays comptant la deuxième plus jeune population au monde. Le défi à relever pour le gouvernement ougandais est immense, vu notamment la croissance démographique rapide enregistrée par ce pays.

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L’un des problèmes est que de nombreux jeunes ne possèdent pas les compétences recherchées par les employeurs, une situation imputable au fossé entre le niveau d’études atteint et les compétences professionnelles attendues par les employeurs pour les postes proposés. Pleinement conscient de ce défi, le gouvernement ougandais met en œuvre un plan stratégique décennal intitulé Skilling Uganda. La CTB appuie l’Ouganda dans cette démarche en collaborant étroitement avec le ministère de l’Éducation et des Sports à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la formation professionnels, et ce, tant au niveau local que gouvernemental.

Problème d’image

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Pour l’heure, la formation professionnelle, souvent considérée comme de niveau inférieur à un diplôme universitaire, n’a pas vraiment la cote auprès de la jeunesse ougandaise. Un changement de mentalité s’impose. L’Ouganda n’a pas uniquement besoin de médecins et d’avocats. De bons soudeurs, menuisiers, électriciens, etc. sont tout autant vitaux pour le développement de ce pays. En règle générale, ces métiers-là offrent plus d’opportunités d’emploi ainsi que la possibilité de devenir son propre patron. 

Skilling Uganda croit fermement en la nécessité de procéder à un changement de paradigme. En partenariat avec le ministère de l’Éducation et des Sports, la CTB œuvre avec 5 Colleges techniques de la région occidentale du pays et avec 2 Colleges à Karamoja, dans le nord de l’Ouganda, pour en faire des « Centres d’excellence ». Cette démarche permettra de redorer le blason de la formation professionnelle tout en dopant le nombre de jeunes garçons et filles formés aux compétences souhaitées. Cet effort est financé par le gouvernement belge, le gouvernement irlandais ainsi que le Fonds fiduciaire de l’Union européenne (EUTF).

Égalité d’accès à la formation pour les filles

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À l’heure actuelle, la formation professionnelle est suivie la plupart du temps par des garçons. Les filles, pour leur part, ne représentent qu’environ 25 % des élèves fréquentant les centres publics de formation professionnelle. La majorité d’entre elles se cantonnent dans ce qu’on appelle des « métiers traditionnellement féminins ». 

 La CTB et le gouvernement ougandais entendent s’assurer que tant les garçons que les filles ont la possibilité de suivre les études qu’ils/elles souhaitent. Les filles devraient pouvoir aspirer à devenir ingénieures, mécaniciennes automobiles ou encore soudeuses, et les garçons, couturiers, coiffeurs ou cuisiniers. 

Hawa est une passionnée d'achitecture, qu'elle étudie à l'Ecole Technique Kyema, à Masindi.

« J’ai toujours su que je voulais devenir architecte. Le fait que je sois une fille ne devrait pas m’en empêcher. Je veux pouvoir faire ce qui me tient à cœur. »  - Hawa, étudiante d'architecture à l'Ecole Technique Kyema, à Masindi. 

Partenariats avec le secteur privé

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Bon nombre de centres publics de formation professionnelle sont gérés comme des écoles ordinaires, une approche qui ne s’est pas toujours avérée efficace. Raison pour laquelle la CTB encourage des partenariats public-privé. Il est très important que les employeurs et les entreprises s’impliquent dans la formation. Les employeurs recherchent en effet du personnel qualifié ; quant aux étudiants, ils ont besoin d’accéder à un apprentissage réellement axé sur le monde du travail. Cette collaboration Win-Win doit être mieux mise à profit. 

L’une des façons de promouvoir de meilleures relations entre les centres de formation professionnelle et le secteur privé est d’intégrer des personnes de ce secteur privé aux organes de direction des centres de formation professionnelle ou d’inciter des praticiens du secteur privé à devenir des chargés de cours à temps partiel dans les Colleges. Partant, il deviendra plus simple d’adapter les programmes de l’enseignement professionnel à l’évolution des besoins du marché du travail. 

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