CONSTRUCTION D'ECOLES EN pALESTINE

pour 85.000 élèves à Jérusalem-Est
Ahmed est l’un des 85.000 élèves de Jérusalem-Est. Suite à l’occupation et au statut peu clair de Jérusalem, les 200 écoles font face à de sérieux problèmes. Elles manquent de ressources financières, d’enseignants et d’infrastructures scolaires. Sur ce plan, Jérusalem-Est, tout comme la Bande de Gaza, figure en tête des priorités du ministère de l’Éducation. La Belgique soutient différents projets éducatifs centrés sur Jérusalem-Est.

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jÉruSalem-EST

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UNE SITUATION complexE

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Ahmed vit à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville. Avec ses petits camarades, il se rend chaque jour à l’école Al Huda dans l’ancienne ville, où il suit les cours dans l’une des deux classes aménagées dans un container installé sur le toit de l’ancien bâtiment. L’école ne comptant pas de cour de récréation, les élèves jouent donc en rue entre les cours. Elle ne dispose pas non plus de chauffage ni de climatisation. L’hiver, les enfants suivent les cours en gardant leur veste et quand ils ont trop froid, ils vont un peu sautiller à l’extérieur pour se réchauffer. 

Rénovation d’écoles

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L’Agence belge de développement œuvre notamment à la rénovation de neuf écoles à Jérusalem-Est, dont l’école Al Huda, l’objectif majeur étant d’améliorer le confort des élèves et des enseignants : isolation du toit et des murs pour remédier aux grands écarts de températures, installation électrique flambant neuve et sanitaires modernes. 
Les activités se focalisent essentiellement sur la rénovation d’écoles existantes ; il faut en effet savoir qu’il est quasiment impossible de construire de nouvelles écoles à Jérusalem-Est par manque de terrains constructibles pour des bâtiments publics. Quant aux transformations, elles sont tout aussi peu évidentes, vu les procédures longues et souvent fastidieuses pour obtenir un permis de bâtir. En conséquence, les classes sont bien souvent surpeuplées et non adaptées aux besoins des élèves. En bref, les conditions de cours sont tout sauf idéales.

Afin d’améliorer quelque peu la situation, c’est à présent la commune qui va louer les bâtiments qui feront office d’écoles, puisque, pour leur part, les écoles disposent de trop peu de moyens pour se le permettre. Il n’en demeure pas moins que les appartements loués, qui sont réaménagés en classes, ne sont bien souvent pas adaptés à leur nouvelle fonctionnalité. 

Appui budgétaire

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La Coopération belge apporte également un appui budgétaire au ministère palestinien de l’Éducation afin de permettre à ce dernier d’exécuter ses plans d’éducation.

La Belgique soutient ainsi les réformes menées dans l’enseignement, et ce, avec quatre autres pays (Finlande, Allemagne, Irlande et Norvège). Grâce à cette nouvelle collaboration entre ces pays, les tracasseries administratives restent limitées pour le ministère de l’Éducation, ce qui augmente considérablement l’efficience. 

La contribution belge ne se borne pas à un appui financier, mais se focalise aussi grandement sur le dialogue politique et la fourniture de conseils pour la rédaction de plans stratégiques d’éducation. 

Dans son dialogue politique, la Belgique met l’accent sur la qualité de l’enseignement, surtout en particulier dans l’enseignement technique et professionnel, tout en requérant en outre une attention accrue pour les territoires aux besoins les plus pressants, dont Jérusalem-Est. 
Les conditions de cours précaires se soldent malheureusement par un taux accru de décrochage scolaire, essentiellement dans le secondaire. Un jeune sur trois quitte ainsi prématurément le système éducatif. 

Coordination des donateurs

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La Belgique se charge actuellement de la coordination des donateurs sur le plan de l’enseignement dans les Territoires palestiniens. 

Aussi, une fois l’an, ils se réunissent pour se concerter sur la problématique de l’enseignement, réunion au cours de laquelle ils s’informent mutuellement des progrès réalisés au cours de l’année écoulée. À cela s’ajoutent toutes sortes de moments de concertation tout au long de l’année. 

Afin d’aborder les problèmes spécifiques de Jérusalem-Est et de rechercher ensemble une solution d’avenir, un groupe de travail Jérusalem-Est a été mis sur pied avec les ministères palestiniens de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de Jérusalem, des Affaires étrangères, ainsi que tous les donateurs internationaux intéressés. 

Si toutes les parties intéressées unissent leurs forces, il y a fort à parier que, dans quelques années, Ahmed et ses petits camarades de classe iront, le cœur léger, dans une toute nouvelle école dotée d’un programme d’études sur mesure et des professeurs enthousiastes. 

LE PROJET EN BREF

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Construction, rénovation et équipement d'écoles en Palestine - Phase IV 

  • La pénurie de classes à Jérusalem-Est est estimée à 2.247.
  • Nouvelles classes construites en 2015 : 106
  • Pas de terrain disponible pour des bâtiments publics
  • Difficile d'obtenir un permis de bâtir
  • Secteur: Education
  • Durée: 2013 - 2020
  • Financement: Belgique
  • Budget: 16,500,000 €
  • Découvrez la fiche projet et les updates sur OPEN.BTC

Photos: © CTB / Atta Jabr

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