Santé

Une mauvaise santé n’est pas seulement un drame humain individuel. C’est également un facteur important de pauvreté et de sous-développement.

Les personnes malades doivent souvent payer des soins de santé onéreux. Leurs revenus sont, du moins temporairement, diminués, car il n’existe pas de sécurité sociale qui puisse les aider.

Quatre des huit objectifs du millénaire ont directement ou indirectement trait aux soins de santé. La coopération au développement est plus que jamais axée sur la réduction de la pauvreté dans le monde. Les projets et les programmes se concentrent de plus en plus sur les populations les plus pauvres et les soins de santé de base en sont une composante essentielle.

Tout comme l’Organisation mondiale de la santé, la Coopération belge au développement a elle aussi placé les soins de santé de base pour les plus pauvres en haut de sa liste de priorités.

Un autre aspect important des interventions belges en matière de santé est l’attention renouvelée pour le financement des services de soins de santé, et plus particulièrement le développement de systèmes d’assurance (mutuelles de santé). Les soins de santé couteux sont une vraie ruine pour les personnes démunies. Souvent les pauvres n’ont pas assez d’argent pour contracter une assurance maladie, si déjà elle existe dans leur pays.

Dans plusieurs pays, la CTB apporte une attention particulière à l’assurance maladie. Au Bénin et au Sénégal, de tels ‘projets assurance maladie’ sont en cours tandis qu’au Vietnam, au Niger, au Rwanda, au Congo et au Burundi le financement des soins constitue un aspect important des interventions.

La CTB accompagne dans ces pays le ministère de la Santé dans le développement de mutuelles de santé à la base, au départ d’organisations locales au niveau des villages. Le défi est ici de rassembler ces initiatives locales en un large mouvement social disposant d’une latitude financière suffisante pour offrir aux populations les plus pauvres l’accès à des soins de santé de qualité. La professionnalisation de ces mouvements locaux est également un objectif spécifique .

La CTB est un membre actif de Masmut (Micro-Assurance Santé – Mutuelles), la plateforme belge souhaitant créer un large partenariat avec d’autres organisations de la santé, telles que des ONG et notre propre assurance-maladie belge. L’INAMI organise notamment des cours spécifiques, identifiés et financés par la CTB, pour des personnes venant de pays en développement.

Historiquement, la Belgique dispose d’une expertise solide en matière de création de systèmes de santé dans le monde. L’Institut de Médecine Tropicale, avec qui la CTB collabore de manière intensive, est connu mondialement. Les interventions de la Belgique appuient tout d’abord des hôpitaux et des centres de santé proches des populations. Celles-ci doivent faire en sorte que de larges couches de la population aient accès à des soins de santé de qualité près de chez eux, mais également à des soins préventifs tels que les soins de la mère et de l’enfant.

Une dernière évolution importante dans les projets de santé est l’attention particulière dédiée au développement des capacités. La formation du personnel de santé local occupe une place centrale. La CTB veut ainsi améliorer la durabilité afin de garantir les résultats et l’impact des projets à long terme.
 

Études de cas

BTC Rwanda

Un meilleur environnement grâce à l’amélioration de l’assainissement

La Belgique et la Commission européenne cofinancent un programme d’adduction d’eau potable et d’assainissement dans la Province du Sud du Rwanda, qui vise à réhabiliter des réseaux obsolètes d’approvisionnement en eau. Dans le cadre de ce programme, plus de 1.000 latrines écologiques seront construites dans 80 écoles pour plus de 70.000 élèves.


Quand le toxicomane devient psychologue

Jean-Pierre est un péruvien de 19 ans qui étudie la psychologie dans l’une des universités de Lima. Il y a quelques années, son futur présentait un visage bien différent : il était toxicomane, membre d'un gang et condamné pour vol à huit mois de liberté conditionnelle. Grâce à l'accueil et à l'accompagnement d'un service thérapeutique spécialisé, Jean-Pierre est à présent sur la bonne voie.


Et l’eau coule à Kampala

À 40 ans, Hajati Aisha Kyakuwa est mère de 5 enfants. Elle habite le quartier de Katwe, un des bidonvilles de Kampala, la capitale ougandaise. Les bidonvilles sont en butte à de nombreux problèmes, un des principaux étant les inondations qui succèdent fréquemment aux fortes pluies.


Rwanda - Comme un ballon trop rempli d’air…

Marie-Jeanne Ingabire a 25 ans. Elle est réalisatrice de films et également vice-présidente de la centaine de volontaires en premiers secours de la Croix-Rouge rwandaise. Ce 13 avril 2011 a lieu la cérémonie de clôture de la semaine de commémoration du Génocide. Sur le mont Rebero, à Kigali, des centaines de Rwandais affluent afin de se recueillir ensemble, d’écouter des témoignages, de ne pas oublier…


Rwanda : la fin des nyakatsi

Le Rwanda vient de lancer une campagne visant la disparition progressive de toutes les maisons en paille, connues sous le nom de « nyakatsi » en langue vernaculaire locale kinyarwanda. Selon les statistiques disponibles, plus de 80.000 huttes seront ainsi remplacées par des maisons en briques avec un toit en tôle.


Renforcement des capacités de gestion des soins de santé au Rwanda

La santé constitue l’une des priorités de développement au Rwanda, ce qui est manifestement pertinent dans un pays à forte densité de population comme c’est le cas ici. Les gens constituent la principale ressource du Rwanda ; disposer de soins de santé adéquats est donc d’une importance primordiale. En 2008, le Rwanda comptait 40 hôpitaux, mais seuls 4 d’entre eux avaient le privilège d’être dirigés par un gestionnaire professionnel.


Pavage et assainissement à Bujumbura

Depuis le pavage de leurs rues, les habitants de deux quartiers centraux de la capitale burundaise sont témoins et acteurs d’une transformation nette tant de leur cadre de vie que de leur qualité de vie.


Lutte contre la trypanosomiase

Des milliers de paysans, pêcheurs, femmes et enfants au Congo, qui s'exposent aux piqûres des redoutables mouches tsé-tsé, sont les victimes de la maladie du sommeil, qu'on appelle aussi le « Sida rural » du fait de sa symptomatologie et son impact similaires.