
En dépit d'une amélioration spectaculaire de l'accès à l'éducation depuis l'an 2000, quelque 75 millions d'enfants de par le monde ne vont actuellement toujours pas à l'école.
Ceux-ci sont fréquemment retenus à la maison pour aider aux tâches ménagères. Parfois, l'éducation est aussi trop onéreuse ou les enfants doivent directement contribuer aux revenus du ménage. Outre le volet économique, on rencontre de même des barrières culturelles.
L'accès à une éducation de qualité est un droit universel. L'éducation constitue par ailleurs un élément essentiel dans la lutte contre la pauvreté et l'inégalité. L'éducation donne aux enfants et aux jeunes l'opportunité de se développer et de gagner un revenu. L'école leur permet d'acquérir des connaissances et des aptitudes grâce auxquelles ils sont en mesure d'améliorer leur qualité de vie (sur le plan de la santé, par exemple). L'éducation contribue en outre à la croissance économique et au développement d'un pays.
L'enseignement est figure parmi les secteurs prioritaires de la Coopération belge. Sur le plan international, la Belgique s'est engagée à contribuer à l'Objectif du Millénaire numéro 2, en l'occurrence l'Éducation pour Tous d'ici à 2015.
Ces dernières années, l'accès à l'éducation de base s'est considérablement amélioré. Ainsi, en Afrique, le pourcentage d'enfants suivant l'éducation de base a progressé pour passer de 54% en 1990 à 74% en 2007. Toutefois, cette augmentation s'est traduite par une certaine pression exercée sur la qualité de l'éducation. Par ailleurs, suite au succès de la concentration de moyens dans l'éducation de base, la demande en faveur de l'enseignement secondaire augmente elle aussi. C'est principalement dans ces domaines que la CTB déploie ses activités.
En partenariat avec les pouvoirs publics du Sud, la CTB met en œuvre des dizaines d'interventions dans le secteur de l'enseignement. L'une de ses principales préoccupations est d'améliorer l'accès à un enseignement de meilleure qualité, tout en prenant en considération l'aspect égalité des chances entre filles et garçons. La CTB est essentiellement active dans la construction d'écoles, l'enseignement technique et professionnel, la formation d'enseignants, (la politique en matière) de manuels scolaires, le financement et la planification de l'enseignement. La CTB appuie de même l'éducation de base par le biais de l'aide budgétaire et du renforcement institutionnel de l'ensemble du système éducatif.
La Belgique a de plus en plus recours à l'aide budgétaire et aux programmes sectoriels pour appuyer l'enseignement. Dans ce contexte, ce sont les pouvoirs publics du pays partenaire qui assument l'entière responsabilité de l'identification et l'exécution des activités. Ils peuvent néanmoins compter sur l'aide financière et technique de la Belgique. Cela implique une participation active de la Coopération belge au dialogue sectoriel dans le pays partenaire. La CTB apporte l'expertise requise pour assurer le suivi de l'aide budgétaire et préparer le dialogue politique dans 6 pays (Rwanda, Burundi, Niger, Mali, Ouganda, Vietnam).
À l’ouest du Rwanda, sur les hauteurs du lac Kivu, Nyamyumba compte environ 6800 familles, dont seulement 416 ont accès à l’électricité, depuis peu, grâce au programme d’électrification. De l’informatisation des bureaux de l’administration locale, qui a ainsi pu abandonner les vieilles machines à écrire, au développement par les habitants de nombreuses activités génératrices de revenus qui leur permettent de ne plus compter sur la seule agriculture, les changements ne se sont pas fait attendre. Plus de 480 autres familles ont également introduit une demande et sont en attente de raccordement.
L’école du Bon Pasteur de Kinazi, dans le sud du Rwanda, accueille 233 élèves internes.
Jusqu'en 2009, l'école avait bien du mal à acheter de l'eau propre en quantités suffisantes. Les besoins mensuels en eau de boisson, de cuisine et d'hygiène grevaient lourdement son budget.
LUD'ECO ! est un nouvel outil pour sensibiliser et impulser des actions afin de protéger l'environnement et les écosystèmes de la région mais également d'améliorer les pratiques d'hygiène des jeunes et indirectement, de leurs proches… LUD'ECO ! sera distribué à partir du mois de janvier 2011 dans la zone d'intervention du projet et sur les autres plans d'eau du Sud-Bénin.
La Farmer Field school (FFS) est un processus d’apprentissage en groupe largement utilisé par les acteurs du développement afin de promouvoir la gestion antiparasitaire intégrée (IPM - integrated pest management). Introduit en Indonésie par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en 1989, le FFS a été utilisé intégralement pour la première fois au Rwanda en 2009 en tant qu’approche d’élargissement de l’agriculture afin de promouvoir l’utilisation de technologies IPM.
La santé constitue l’une des priorités de développement au Rwanda, ce qui est manifestement pertinent dans un pays à forte densité de population comme c’est le cas ici. Les gens constituent la principale ressource du Rwanda ; disposer de soins de santé adéquats est donc d’une importance primordiale. En 2008, le Rwanda comptait 40 hôpitaux, mais seuls 4 d’entre eux avaient le privilège d’être dirigés par un gestionnaire professionnel.
En République démocratique du Congo (RDC), l’enseignement est au rabais en raison des nombreuses difficultés qu’il connaît. Les compétences du personnel enseignant ne sont pas suffisamment développées par manque d’outils pédagogiques et de formation continue. Les élèves doivent se partager les quelques manuels disponibles… Certains élèves du cycle primaire n’en ont même jamais tenu un en main.
Le système éducatif cambodgien fut démantelé et son personnel décimé par le régime Khmer rouge entre 1975 et 1979. Il ne restait plus que 54 instituteurs pour tout le pays. Ce chiffre à lui seul illustre l’ampleur des défis posés aux autorités pour remettre sur pied un système éducatif performant.
