Climat & environnement

La lutte contre la pauvreté et la recherche d’un développement humain durable ne peuvent plus s’envisager sans une réflexion approfondie sur l’évolution des paramètres environnementaux.

Une grande partie des populations des pays du Sud tire encore sa subsistance quotidienne et ses revenus monétaires de la terre, de la forêt, des zones de pêche.

Les ressources naturelles, indispensables au développement actuel et futur, sont toutefois soumises à d’énormes pressions démographiques, urbanistiques, industrielles ou climatiques. La gestion raisonnée des ressources et des espaces est devenue un défi majeur.

Comme la plupart des autres coopérations européennes, la Belgique a fait de l’environnement un thème « transversal », c’est-à-dire intégré de manière systématique à tous les secteurs de la coopération au développement et à toutes les étapes de la vie des projets (préparation, mise en œuvre, évaluation…). L'environnement est aussi un secteur à part entière. La CTB coordonne des projets dans des domaines aussi variés que la gestion des ressources naturelles, la lutte contre la déforestation, la gestion intégrée des ressources en eau, l'adaptation aux changements climatiques...

Concrètement, pour la CTB, la responsabilité est double :

  1. Garantir que les interventions de développement n’induisent pas de risques environnementaux (destruction d’habitats, pollution de nappes phréatiques ou des sols, épuisement des ressources et de la biodiversité…).
  2. Valoriser le potentiel naturel et appuyer les pays partenaires dans la mise en œuvre de cadres légaux et de stratégies de développement respectueux de l’environnement et promouvoir les innovations en terme de stratégies de développement ou de technologies.

Afin de faire face à la question des risques, la CTB intègre dans ses projets d’infrastructures (routes rurales, ponts, construction d’écoles ou de centres de santé…) ou de développement rural (irrigation, élevage, pisciculture...) des études d’impact sur l’environnement. Celles-ci sont réalisées en début de projet et évaluent les risques potentiels, tout en recommandant les mesures d’atténuation à mettre en œuvre.

Un accent est aussi mis sur le renforcement des capacités des institutions chargées de l’environnement, la mise en place de systèmes de management environnementaux, l’intégration de la dimension environnementale dans les transferts de technologie, dans les approches et les stratégies de développement préconisées.

On constate également qu’une nouvelle génération de projets et programmes de développement est en train d’émerger :

  • promotion des énergies renouvelables (Mozambique, Rwanda…) ;
  • gestion des ressources naturelles (Pérou, Tanzanie…) ;
  • lutte contre la déforestation (Bolivie, Rwanda…) ;
  • gestion des déchets (Vietnam, Mali, Algérie…) ;
  • assainissement urbain (Sénégal, Burundi...) ;
  • renforcement institutionnel sur les questions climatiques en Ouganda.

Depuis peu, la question des changements climatiques a largement contribué à remettre au devant de la scène les préoccupations environnementales. On sait en effet que les pays les plus pauvres seront (sont déjà !) les premiers et les plus durement touchés par ces bouleversements. La CTB est consciente de ces enjeux. La première démarche est de promouvoir les « bonnes pratiques » environnementales. Ensuite, répondre aux demandes des pays partenaires pour appuyer leurs efforts en termes de réduction des émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

La CTB applique elle aussi ces bonnes pratiques environnementales et le siège de Bruxelles est enregistré EMAS (label européen) et certifié ISO 14 001 (certification internationale pour l’environnement). Par ailleurs, la CTB compense ses émissions de C02 dues aux vols internationaux (1770 tonnes compensées en 2011 pour les émissions 2010). Ces démarches s'inscrivent dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (Corporate Social Responsibility- CSR).