Agriculture & développement rural

L’agriculture et le développement rural sont d’une importance cruciale si l’on veut réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population vivant dans l’extrême pauvreté et souffrant de la faim.
Dans les pays en développement, 3 pauvres sur 4 vivent à la campagne. La plupart d’entre eux dépendent directement ou indirectement de l’agriculture pour leur survie. Les femmes jouent, elles aussi, un rôle significatif sur le plan de la production alimentaire, du traitement et de la vente de denrées alimentaires. En conséquence, le développement de l’agriculture peut marquer une différence dans la vie d’un milliard de pauvres, des femmes majoritairement, et contribuer tant à la croissance économique qu’à la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire.
Pour sa part, le changement climatique aura un impact très prononcé sur l’agriculture en frappant essentiellement les pauvres. Des mesures appropriées destinées à réduire l’impact sur la production alimentaire s’avèrent dès lors de toute urgence nécessaires. D’autre part, l’agriculture offre également un grand potentiel de réduction des émissions de gaz à effets de serre, pour autant toutefois que soient mises en oeuvre les bonnes pratiques agricoles.
Dans ses projets et activités, la CTB tient compte de divers aspects.
Hausse de la productivité de manière durable
Investir dans l’irrigation de petite taille et une bonne gestion de l’eau, renforcer les systèmes permettant au petit producteur d’avoir accès à de meilleures semences, de l’engrais et des pesticides, introduire l’élevage de petit bétail dans les systèmes de production… ce sont là quelques-unes des actions appuyées par la CTB et qui contribuent à de meilleures productions alimentaires et des revenus plus élevés.
L’amélioration de l’accès du petit producteur à la connaissance et à l’innovation demeure un solide défi à relever. La forte pression exercée sur les richesses naturelles (sol et eau) nécessite de recourir à de meilleures technologies, plus durables et respectueuses de l’environnement. En ce qui concerne le Rwanda et le Burundi notamment, la CTB oeuvre aussi à la mise en place de services efficaces d’examen et de vulgarisation.
Meilleure accessibilité au marché
En bénéficiant d’un bon appui, les petits producteurs sont en mesure de se transformer en fournisseurs efficaces et fiables capables d’approvisionner les villes et marchés locaux, mais aussi les nouveaux marchés mondiaux. Les investissements consentis dans de petites entreprises de transformation créant une valeur ajoutée aux produits permettent d’accroître les revenus des pauvres vivant en zone rurale. La CTB appuie différents acteurs contribuant à améliorer la position des petits producteurs sur le marché, telles que des organisations paysannes, des organismes ruraux de financement, des centres de services, etc. L’élément important, c’est que la société civile, le secteur privé et les pouvoirs publics collaborent en étroite concertation.
Renforcement des capacités et meilleure gouvernance
Le rôle de l’État dans le secteur de l’agriculture connaît un changement rapide avec une place de plus en plus prépondérante jouée par le secteur privé et la société civile. La CTB appuie les instituts et ministères de l’agriculture, à l’échelon national et local, sur le plan de la formulation et la mise en oeuvre de processus politiques participatifs ainsi que de la réglementation et la coordination. La société civile et le secteur privé doivent être impliqués dans la politique agricole. La coordination entre le secteur privé, la société civile et l’État est importante, mais il en va de même de la coordination entre les différents ministères jouant un rôle sur le plan du développement agricole et rural, tels que les ministères du Commerce, de l’Environnement, de l’Économie...
Quant aux autorités locales, qui se voient confier un rôle significatif dans les processus de décentralisation en termes de création d’un climat favorable au développement économique et à l’agriculture au niveau local, elles bénéficient, elles aussi, d’un appui pour assumer leur rôle.
Enfin, les organisations de producteurs sont également consolidées, notamment sur le plan de leur rôle en tant que prestataires de services et de consultance à leurs membres ainsi que de la gestion des infrastructures économiques telles que des réseaux d’irrigation et des entrepôts.



