Algérie

L’Algérie est un pays partenaire de la Coopération belge depuis 1972. Deuxième pays d’Afrique en superficie, après le Soudan et avant la RD du Congo, il compte une population de 35 millions d’habitants.

L’Algérie, qui est classée en 104e position sur 182 pays dans le Rapport mondial sur le développement humain du PNUD (2009), s’est dotée en 2000 d’un Programme national de lutte contre la pauvreté. La Coopération belge finance un projet à Sidi Fredj (frontière algérotunisienne) qui s’adresse à 1.300 ménages (dont 30 à 40% de pauvres). Il vise l’amélioration des services sociaux et communautaires, la gestion des ressources naturelles et la création d’activités génératrices de revenus.

L’Algérie dispose de ressources en eau relativement importantes, mais leur gestion reste complexe suite, d’une part, à des utilisations intenses et diverses de l’eau, et d’autre part, à un large déficit en pluviométrie et à une importante évaporation. Pour sa part, la Belgique aide le Ministère algérien des Ressources en Eau à développer une nouvelle approche de gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin hydrographique côtier.

La Wilaya de Tamanrasset présente de nombreuses particularités rendant ardue toute tentative de mise en œuvre des programmes de développement en général et de santé en particulier. D'une superficie équivalente à 18 fois celle de la Belgique, elle compte plus de 10% de population nomade et se situe à l'extrême-sud de l'Algérie, constituant ainsi une zone de transit et de migrations provenant de toute l'Afrique subsaharienne. Le poids des traditions et des tabous y est encore très lourd. Le projet intégré de santé publique de Tamanrasset vise à organiser la lutte contre le sida, les IST et la mortalité maternelle et infantile.

Dans le domaine du développement durable, la Coopération belge gère un grand projet près de la frontière marocaine visant à assainir et réorganiser la décharge des déchets solides de 18 communes de la région de Mascara. Dans la capitale Alger, saturée par un parc automobile trop dense, la Belgique participe à un projet visant à renforcer le transport public en augmentant l’offre qualitative et quantitative concernant plus de 300 bus.

Enfin, le renforcement des connaissances des cadres de la justice et l’appui institutionnel au Conseil d'État algérien s’inscrivent dans la politique algérienne de réforme de la justice, entamée à la fin des années 90. Ces deux projets ont permis la formation d’environ 150 cadres (magistrats, greffiers, agents pénitentiaires, cadres administratifs).
 

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