RDC: nouveau programme de coopération

A l’issue de la Commission Mixte du 21 décembre 2009, les partenaires congolais et belges ont signé le nouveau Programme Indicatif de Coopération (PIC), qui encadrera les actions de développement menées par la Belgique en RDC de 2010 à 2013. La coopération belge a ainsi programmé un budget de 400 millions d’euros sur quatre années, soit le double du PIC précédent.

Trois secteurs prioritaires

Par souci d’efficacité, la coopération belge a choisi de concentrer ses activités dans trois secteurs prioritaires :

  • l’agriculture
  • les pistes et les bacs
  • l’enseignement.

En intervenant dans le secteur agricole, la coopération belge appuie la politique du gouvernement congolais dont l’objectif est d’atteindre une sécurité alimentaire acceptable pour l’ensemble de sa population. Les activités de coopération viseront trois résultats : augmenter la productivité des exploitants agricoles, améliorer la transformation et la commercialisation des produits des exploitations familiales et améliorer la gouvernance dans ce secteur.

Le secteur des pistes et des bacs est couplé à celui de l’agriculture. En effet, la réhabilitation des infrastructures de base (routes de desserte agricole, pistes rurales…) permettra de désenclaver les bassins de production. Ainsi, les produits agricoles seront acheminés plus facilement, et à moindre coût, vers les grands marchés urbains.

La coopération belge vient en appui à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, afin que des ouvriers et des techniciens qualifiés soient disponibles sur le marché de l’emploi, condition nécessaire pour assurer la reconstruction et la relance économique du pays.

Enfin, la coopération belgo-congolaise se retirera progressivement du secteur de la santé. Toutefois, des actions ciblées seront menées au cours de ce PIC, afin de pérenniser les acquis obtenus lors des interventions en cours.

La coopération déléguée

Un nouvel outil apparaît dans ce programme : la coopération déléguée. Les fonds délégués seront utilisés pour financer des activités dans des secteurs qui ne sont plus prioritaires pour la coopération belgo-congolaise. Ils appuieront également les activités de bailleurs qui ont une plus grande expertise que la Belgique dans certains domaines, et dont les activités entrent toutefois dans les priorités de la coopération belge.