L’Ouganda a été en proie à des décennies de troubles politiques jusqu’aux années 1990 ; depuis lors, ce pays a réalisé de gros efforts pour préserver la stabilité politique, la paix et une croissance économique annuelle (7% en 2008-2009).
La population de l’Ouganda est estimée à 31 millions d’habitants et est majoritairement composée de femmes (51%) avec une prédominance d’enfants de moins de 15 ans.
Nonobstant l’existence du Programme d’enseignement primaire universel (Universal Primary Education Programme), le taux d’alphabétisation est toujours inférieur à 69%. Les entraves à l’éducation demeurent toutefois, notamment en ce qui concerne le coût. 20% de la population âgée de plus de 15 ans n’avaient pas suivi d’enseignement formel.
Le pourcentage de la population souffrant de maladies avoisine les 40% par comparaison avec 29% en 2002/2003, le paludisme totalisant 50% des cas signalés. L’hôpital public le plus proche se situe dans un rayon de 27 kilomètres. 15% des enfants de moins de 18 ans sont orphelins, une situation majoritairement imputable au VIH/sida.
La pauvreté a diminué pour passer de 39% en 2002/2003 à 31% en 2005/2006, quelque 8,4 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Les défis à relever en matière de développement demeurent gigantesques.
La signature du deuxième Programme indicatif de Coopération (2009-2012) entre l’Ouganda et la Belgique en novembre 2008 a confirmé les bonnes relations nouées au cours des 10 dernières années et la volonté de soutenir les efforts déployés par le pays pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Après la mise en oeuvre réussie du premier Programme indicatif de Coopération (2005-2008), la Belgique a décidé d’allouer à l’Ouganda un budget de 64 millions d’euros, ce qui le classe en 4e position dans la liste des pays partenaires de la Coopération belge.
Le nouveau programme met l’accent sur les deux secteurs suivants :
Les soins de santé de base, l’accent étant mis sur le renforcement des capacités de leadership et de gestion de services de santé décentralisés.
L’enseignement, l’accent étant mis sur la formation à la gestion commerciale, la formation technique et professionnelle ainsi que les organismes de formation en santé publique.
Forte d’un budget annuel dépassant 1 million d’euros, dont environ 750.000 euros alloués aux bourses locales, c’est de loin la CTB-Ouganda qui gère le plus important programme de bourses dans le pays.
À 40 ans, Hajati Aisha Kyakuwa est mère de 5 enfants. Elle habite le quartier de Katwe, un des bidonvilles de Kampala, la capitale ougandaise. Les bidonvilles sont en butte à de nombreux problèmes, un des principaux étant les inondations qui succèdent fréquemment aux fortes pluies.
Le Kampala Integrated Environmental Planning and Management Project (KIEMP) vise l'amélioration des conditions de vie des habitants des bidonvilles de Kampala. L'accès à une eau propre abordable est un aspect primordial à cet égard. La solution, développée par une autre organisation de développement et adoptée par le projet, est géniale par sa simplicité : elle se résume à l'installation de compteurs d'eau prépayés.