Amélioration de l'accès de la population rurale à l'électricité
Seuls 7% des Rwandais ont accès à l'électricité (2009). Et dans les zones rurales, où vivent quelque 90% des 10 millions d'habitants, ce chiffre est même encore inférieur (1% d'accès à l'électricité). Le prix de l'énergie demeure beaucoup trop élevé par rapport aux revenus de la population. En conséquence, son coût prohibitif contraint le gouvernement à subventionner la production et la distribution d'énergie.
Amélioration de la santé grâce à l'électricité
Au Rwanda, le bois de chauffage demeure majoritairement la seule source d'énergie de la population rurale et de la majorité des citadins. Le bois et le charbon de bois sont généralement utilisés pour la cuisine, mais aussi pour la fabrication de briques et d'autres fabriques. L'utilisation à tout-va du bois de chauffage a un impact manifeste sur la santé, tout en entraînant une déforestation massive imputable à l'abattage inconsidéré d'arbres.
Le manque d'accès à l'électricité est désastreux, tout particulièrement dans les zones rurales. En conséquence, il s'avère, par exemple, difficile de faire des opérations chirurgicales de base ou de s'occuper correctement de femmes enceintes au moyen de lampes à pétrole, voire de conserver des vaccins dans de bonnes conditions dans des réfrigérateurs fonctionnant à l'essence.
Aussi, le gouvernement rwandais a élaboré un ambitieux agenda en matière de développement visant à transformer, d'ici à 2020, le pays en économie à revenus intermédiaires et axée sur la connaissance. Un meilleur accès à l'énergie s'avère en conséquence vital pour mettre la machine économique rwandaise en branle.
Une priorité stratégique nationale
Le taux national d'accès est censé progresser de 16% (jusqu'à 350.000 connexions) d'ici à 2012, année pour laquelle la moitié des écoles ainsi que l'ensemble des infrastructures de santé et des bureaux de l'administration devraient être électrifiés. La Coopération belge contribue, à hauteur de 10%, à l'atteinte des objectifs du secteur énergétique rwandais au travers de l'amélioration de la production et la distribution de l'énergie, ainsi que de l'extension du réseau existant.
Points lumineux au cœur des zones rurales
En partenariat avec le Ministère de l'Infrastructure, la CTB met en oeuvre divers projets dans le secteur de l'électricité, à savoir : l'extension de lignes à haute tension vers les zones rurales moins desservies et le renforcement des capacités des institutions nationales sur le plan de la gestion des infrastructures existantes.
En outre, la CTB a équipé 50 centres de santé ruraux éloignés de systèmes photovoltaïques dans l'optique d'améliorer les services, tels que les opérations chirurgicales et les interventions obstétriques de base.
Parmi les nombreux avantages des projets figurent la création de zones rurales plus viables et économiquement attrayantes ainsi que l'amélioration des services publics et ceux de santé et d'éducation.
Hormis le développement des infrastructures, le renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie est, lui aussi, intégré à l'ensemble des interventions. Des projets de développement d'infrastructures sont mis en oeuvre en partenariat avec les sociétés publiques d'eau et d'électricité (RECO/RWASCO) dans l'optique de garantir le transfert de compétences.
Les défis
Nonobstant la volonté omniprésente du gouvernement et l'empressement de la communauté internationale à soutenir le secteur de l'énergie, de solides défis restent à relever sur le chemin de l'amélioration de l'accès pour les populations rurales. La topographie du paysage rwandais rend onéreuse toute extension du réseau électrique. En dépit des subventions octroyées par le gouvernement, la capacité de la population à délier les cordons de la bourse pour son raccordement et sa consommation demeure un sérieux obstacle pour les ménages à faible revenu.



