Prévenir les effets de ces bouleversements climatiques revient, le plus souvent, à promouvoir les « bonnes pratiques » environnementales : gérer les ressources naturelles de manière durable et raisonnée, soutenir les innovations technologiques moins polluantes, intégrer les dimensions écologiques dans les approches et stratégies de développement.
Qu’en est-il après dix années ? Quels sont les principales avancées, les réussites ? Quels sont les défis? Quelles sont les pistes pour l’avenir ?
Au cours des décennies à venir, la croissance de la population mondiale sera principalement due à l’expansion des villes dans les pays en développement. En 2007, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population urbaine a dépassé la population rurale. Plus de 3 milliards d’individus vivent aujourd’hui dans des villes ou des habitats urbains. Cette urbanisation est un processus complexe qui a des conséquences non-négligeables au niveau social, économique, environnemental et culturel pour nos sociétés. La lutte contre la pauvreté étant le principal objectif de la coopération au développement, il est dès lors logique que les partenaires au développement et les donateurs accordent une attention certaine à l’appui au développement urbain durable.
La gouvernance démocratique est une des clés du développement. Le rôle majeur que jouent les institutions, les règles et les processus politiques dans la croissance économique et le développement humain sont maintenant reconnus. La lutte contre la pauvreté ne constitue pas seulement un objectif social, économique et technique mais également une mission institutionnelle et politique.
À l’aube du nouveau millénaire (2000), la communauté internationale a pris la décision ferme d’agir pour lutter contre la pauvreté. Pour la première fois, les 191 pays membres de l’ONU se sont engagés, dans la Déclaration du Millénaire, à réaliser huit objectifs d’ici à 2015 : les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).